L'association La Salamandre était présente sur le marché de Noël de Bazouges sur Loir le 6 décembre 2015 et le dimanche 13 décembre à Cérans Foulletourte. Nous avons pu dialoguer avec de nombreux visiteurs et distribuer le programme 2016. 

Des nichoirs à mésanges ont été vendu au profit de l'association, les quelques nichoirs qui restent seront mis en vente lors de l'Assemblée Générale le samedi 9 janvier 2016. 


Sortie mycologique samedi 24 octobre 2015

 

- C'est dans  la forêt de Chambiers, près de Durtal, que les adhérents de la Salamandre emmenés par leur Président, Sébastien Lambert, se sont retrouvés en compagnie de Mme Le Clanche, mycologue. Le climat pluvieux des derniers jours a été favorable  à une bonne récolte. Après deux heures de marche et de recherches, les récoltes recueillies furent exposées sur une table, la diversité des espèces permit à Mme Le Clanche d'identifier les champignons en fonction de leur biotope, et de faire un tri entre les comestibles ou pas.

Il est à rappeler qu'il faut les entreposer sans mélanger. Ne pas placer dans le même panier des champignons charnus et fermes et des espèces fragiles qui risqueraient de se retrouver écrasées par les premiers. Afin d’écarter tout risque d’intoxication, ne jamais mélanger pêle-mêle dans un panier des champignons comestibles dûment identifiés et des espèces douteuses. En effet, les champignons peuvent se briser durant la promenade et les fragments devenir difficiles à identifier. Restons Prudents! 

Photos et compte-rendu : Sébastien Lambert 


Samedi 12 septembre La Salamandre visite la Maison de l'abeille à Pruillé le chétif. 

 

- Arrivés à 14H00, nous sommes accueillis par Michel Meunier apiculteur passionné et passionnant. Dans un premier temps, il nous parle de l'abeille avec amour et respect. Les questions fusent, sur le rôle de l'abeille dans la ruche, le rôle de la reine, le rôle peu envié des mâles, Michel est un apiculteur biologique qui refuse l'emploi de produits chimiques pour lutter contre les parasites, ce que ne font pas tous les apiculteurs. Certains soignent leurs ruches contre les acariens avec des produits toxiques utilisés par des arboriculteurs. 

Michel le répète, la manière la plus sûre de lutter contre les parasites est de préserver la biodiversité. Le respect des équilibres naturels est en effet le moyen le plus fiable de limiter la prolifération de certains insectes.

 

L'ouverture des ruches s'est fait dans l'après-midi dès l'arrivée du soleil. Pour ne pas stresser les abeilles, les gestes doivent être lents et l'utilisation de l'enfumoir  doit être mesuré. Tous équipés d'une tenue d'apiculteur, nous avons pu observer en toute sécurité, les cadres sortis de la ruche. Le couvain, une abeille naissante, la propolis, 

la reine nous ont émerveillés. Le plus remarquable est que, pas une abeille n'est devenue agressive, les manipulations se sont faites en douceur et les abeilles ont continué à travailler même sorties du corps de ruche. 

 

 En fin d'après-midi, nous avons pu déguster les nombreux produits  de la ruche, le miel toutes fleurs, d'acacia, la crème aux noisettes ainsi qu'un excellent pain d'épices. 

 

Ce fut une belle rencontre enrichissante et instructive, pour finir cette journée Michel nous suggère de mettre des sardines en guise d’appât pour le frelon asiatique. Affaire à suivre...

 

 

 


La Salamandre en visite au jardin du Petit Bordeaux

(Samedi 30 mai 2015 à Saint-Biez-en-Belin)

 

- Premier regroupement à 14h au pied de la statue de Pierre Belon sur la place de Cérans-Foulletourte. Nous avons le plaisir d’y trouver notre président d’honneur, Jean Martin, avec Martine et ses parents. La convivialité au milieu des voitures… Tout le monde (21 participants) se retrouve à 14h30 au jardin du Petit Bordeaux. La température et le soleil sont très propices pour une visite sous les frais ombrages.

Nous sommes accueillis par la maîtresse de maison, Sylvie Berrou, qui nous explique l’origine de ce magnifique jardin. Le couple habite et travaille à Paris. Elle est infirmière et elle et son mari ont besoin de verdure durant les week-ends. En 1986, ils découvrent une charmante maison du 17e perdue dans la forêt de Saint-Biez-en-Belin, près du Mans. Coup de foudre : ils achètent. Chaque fin de semaine ou presque, la famille vient se ressourcer dans cette clairière appelée « Le petit Bordeaux » (Rien à voir avec la ville du même nom : « bordeaux » signifie « les maisons », comme Borde, Desbordes, Laborde, etc.).

Les Berrou ont la main verte et transforment  leur espace en un jardin qualifié aujourd’hui de « remarquable ». Pour être remarquable, il l’est. Ce n’est ni un jardin à la française avec des parterres taillés au cordeau, ni un jardin à l’anglaise faussement sauvage, ni un jardin à l’italienne avec rocaille, ni un jardin japonais avec allées ratissées semées de pierres. Le jardin du Petit Bordeaux est inclassable et donc tout à fait original : un labyrinthe de verdure et de fleurs sous les arbres.

Sylvie Berrou explique que le terrain est sablonneux, donc pauvre. Ils ont donc acheté 20m3 de compost et de la tourbe pour conserver l’humidité. Pas d’arrosage, au contraire : tout est drainé vers une pièce d’eau. La pluviosité est moyenne (690mm). Ici, pas d’écorce de pin pour le paillage ni de terre de bruyère, trop pauvre. On préfère le compost, fabriqué avec les déchets verts. Tout est recyclé sur place, rien ne va à la déchèterie. L’entretien ? Entièrement manuel. Tout est désherbé à la main et les haies sont taillées tous les 15 jours aux cisailles. Leur fierté ? Une collection de 125 espèces d’hortensias, dispersés dans les massifs.

Après cette présentation, notre groupe se disperse, sans forcément suivre les chemins fléchés et numérotés. A chacun son parcours, suivant l’inspiration du moment et selon ses goûts. On admire les fleurs discrètement mêlés aux massifs : hortensias, rhododendrons, pivoines, rosiers et cornouillers à grandes fleurs blanches. Certaines fleurs sont venues toutes seules, comme les digitales, hôtes habituelles de la forêt. On aime ici beaucoup les érables qui viennent d’Orient, avec leurs petites feuilles colorées et leur forme buissonnante. Les bambous de Chine atteignent des tailles impressionnantes. Parmi les arbres exotiques, un ginko biloba, deux cyprès chauves, un araucaria(le"désespoir des singes" à cause de ses manchons d'aiguilles), un sapin de Céphalonie. Chacun découvre, sans étiquette ni noms latins. Certains arbres n'ont pas leur taille et leur forme habituelles, comme un hêtre bonsaï, un pin weymouth pleureur, un épicéa"inversa"(pleureur lui aussi) et le Sophora japonica pendula, au port étonnant. On se faufile entre deux charmilles fraîchement taillées, en marchant sur de larges plaques d'ardoise. Un écriteau surprenant, parfois, comme cette citation de  Jacques Prévert : «On a beau avoir une santé de fer, on finit toujours par rouiller ». Seuls vestiges de la forêt d’origine, des pins sylvestres en mauvaise santé. Les buis aussi sont malades, comme partout malheureusement.

La visite se termine par la pépinière qui, elle, est arrosée artificiellement. On y propose en pot tout ce qui est en pleine terre dans le jardin. On y vend aussi de curieux oiseaux ou insectes en métal, fabriqués au Zimbabwe, selon les principes du commerce équitable. Pour finir, nous allons admirer l’exposition d’insectes du fils de la maison, grand collectionneur de papillons exotiques. Il voudrait être initié à la taxidermie. Nous lui donnons les bonnes adresses.

 

Compte-rendu de : Roger Cans.

Photos : Sébastien Lambert

 


      Sortie de La Salamandre à Châteauneuf-sur-Sarthe (49)

(samedi 18 avril 2015)

- Le temps est plutôt glauque ce samedi matin, mais cela ne décourage pas les braves de la Salamandre, qui se retrouvent une fois de plus à 9h30 chez Jean Martin, notre président d’honneur, à Bazouges. Nous formons un convoi pour Châteauneuf-sur-Sarthe, où l’on nous attend vers 10h à l’Office de tourisme, transformé en « Maison de la rivière », à côté du grand moulin et de sa haute cheminée de briques.

 

La Maison de la rivière :

- Nous sommes accueillis par un bénévole, André Grazelie, qui a été pilote de baton aujourd'hui, est réduite au tourisme fluvial. Les écluses signifient "eaux closes"et les "écourues" signifient eaux courantes; libérées pour la gestion du cours d'eau.eaux à passagers durant 22 ans. Un expert, donc. Il va passer la matinée à nous détailler les différentes étapes de la navigation de transport de marchandises sur le bassin de la Mayenne, de la Sarthe et du Loir, débouchant dans la Loire, soit quelque 3.000 km de parcours fluvial ! A nous qui venons de Bazouges, il rappelle que cette commune a toujours une « porte marinière » sur le Loir, c’est-à-dire un « barrage à aiguilles », dont il va nous Loir.Elles ont disparu dans les années 1970 avec les derniers sabliers. La navigation

expliquer le fonctionnement. Du temps où l’on ne connaissait pas les écluses, on avait recours, pour remonter ou descendre le cours d’une rivière en gabare, à ces fameux barrages à aiguilles : des perches de bois faisant barrage à l’eau, appuyées sur des montants de bois, eux-mêmes fixés sur des contreforts en maçonnerie.

Ces barrages mobiles, que l’on ouvrait au passage des gabares, pouvaient être « encombrés » par tout ce qui flotte à la surface de l’eau. On appelait cela les « combres », qui est un doublet de « combles », qui vient du latin cumulus, entassement. Les gabares ont donné le terme « gabarit », qui est un doublet de « calibre », venu de l’arabe qalib signifiant moule ou forme. A la remontée, le barrage se franchit avec un cabestan actionné par de jeunes hommes athlétiques.

Notre guide récapitule alors les usages des cours d’eau, qui servent d’abord de voies de transport pour le fret lourd, comme le sable, les pierres ou les liquides en barriques. La barrique, invention des Gaulois, a tous les avantages : à la différence de l’amphore en terre cuite, elle est solide, étanche, flotte en cas de naufrage, s’ouvre et se referme à volonté, se tient debout ou roule pour les déplacements. L’eau est aussi source d’énergie pour les moulins, d’abord pour moudre le grain par rotation, puis pour usiner par martelage alternatif. L’eau est aussi indispensable aux tanneries, pour le rouissage du chanvre, pour la lessive du linge, pour l’abreuvage des animaux, etc. Ces usages multiples et concurrents multiplient les conflits entre riverains.

Durant tout le Moyen-Age, les gabares remontent la rivière à la voile, si le vent est bon, sinon par halage. Les mariniers athlétiques qui actionnent le cabestan sont alors requis pour haler la gabare. De dix à douze hommes passent alors un harnais qu’on appelle la « bricole » (qui brise le cou). Le halage à dos d’homme existera jusque vers 1880. On aménage ensuite les berges pour le passage des chevaux de halage, qui opéreront jusqu’à la guerre de 1914. Viendront ensuite les bateaux à vapeur et les grands moulins, qui demanderont beaucoup de charbon. Les gabares à voile, qui mesurent 30m pour les plus grandes et peuvent transporter 100 tonnes de fret, mettent 2 à 3 semaines pour remonter d'Angers au Mans ou à Château - du - Loir.


- Nous remontons la Sarthe vers Tiercé, pour une promenade de 1H30. Nous sommes par bateau à 45 minutes de Châteauneuf-sur-Sarthe. Pour aller d’Ecouflant à Angers (17km), il faut compter trois heures à raison de 5 ou 6 km/h. Pour les ornithos, on peut apercevoir le martin-pêcheur et le râle des genêts dans les prairies inondables.

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Pour le pique-nique, nous disposons d’une salle au bord de la Sarthe. Le soleil brille, mais le vent reste frais. Nous partageons nos vivres dans la bonne humeur.

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Les membres de La Salamandre se rendent ensuite à Cheffes pour l’embarquement sur un bateau de collectivité nommé La Gogane, nom local d’une fleur appelée Fritillaire pintade. Un bateau à fond plat de 16m de long, à coque en aluminium coffrée de bois à l’intérieur, équipé d’un moteur électrique. Nous sommes accueillis par deux jeunes guides, Guillaume Chaslerie et Simon Logerais. La Gogane est un bateau neuf, construit à Juvardeil et livré l’an dernier. Entre 1850 et 1950, un bateau sur quatre sera construit à Juvardeil pour la ville de Nantes.

Vers 14h, la Gogane largue les amarres à la chapelle Saint-Sulpice. Nous

La navigation est balisée par des bouées : cylindres rouges rive droite, cône verts rive gauche. Certaines sont verticales pour guider les bateaux pendant les crues. La hauteur d’eau est actuellement de 4 m, mais elle peut descendre à 1m50. Quelle que soit la hauteur d’eau, le bateau peut toujours accoster, car il est à fond plat. Les berges de la Sarthe ont été aménagées il y a 1.000 ans.

Nous longeons la maison du passeur en barque. Nous apercevons des poules d’eau, un canard souchet et une grande aigrette. Nous traversons la commune de Tiercé. Nous voguons vers le moulin d’Ivray et longeons les maisons de Porte Bise. On nous indique des traces de castors à gauche, sous forme d’arbustes en tas sur le terrier. On voit ensuite des arbres rongés à la base et des branches déchiquetées.

Après le demi-tour entre le moulin d’Ivray et Jivardeil, on peut voir les terriers du martin-pêcheur. Une aigrette garzette, une grande aigrette, un chevalier cul blanc, un milan noir, un héron cendré avec son poisson dans le bec. Retour vers 15h30. Chacun rentre chez soi.


Compte-rendu : Roger Cans 

Photos : Michèle Jaub


La Salamandre et le renard

(projection/débat à l'espace Gérard Véron de Cérans-Foulletourte le 22 mars 2015 à 15h)

- Malgré le changement de siège et de bureau, nous nous sommes retrouvés à une quarantaine pour voir le film La flamme rousse, le feu du renard, réalisé par Olivier Morvan. Un très joli film produit par la revue suisse homonyme La Salamandre, où l’on aperçoit en fait tous les animaux de chez nous, depuis le chevreuil jusqu’au martin-pêcheur, en passant par la famille renard au grand complet. Un défaut : le commentaire du photographe Fabrice Cahez est prétentieux et ampoulé. Nous n’en retiendrons que les images.

- Sébastien Lambert, le président, et Roger Cans, le secrétaire général, avaient apporté chacun un renard naturalisé, François Cudennec ses dessins de renard. Ce qui a permis de constater que le « Renard roux » n’est pas toujours roux. Son pelage varie du beige au brun foncé selon les individus et les saisons. Roger avait apporté aussi le cadavre tout frais d’un putois trouvé tué sur la RN 23 près de Guécelard. Pour permettre les comparaisons, il avait apporté en outre deux de ses peintures grandeur nature : un renard très roux et un blaireau de belle taille (17 kilos), ainsi que leurs crânes. Quant à la vice-présidente, Béatrice Vimont, qui s’était chargée de l’affiche réalisée par Pascal Dupuy, elle avait apporté toute une documentation fournie par l’ASPAS, l’Association pour la protection des animaux sauvages. Cette association, dont le siège est à Crest (Drôme), est très active pour défendre la faune sauvage, notamment contre les piégeurs et chasseurs de « nuisibles ». Elle a justement le renard pour emblème.

- Roger Cans lance le débat en expliquant que le renard, conformément à son étymologie grecque et latine, s’appelait « goupil » jusqu’à la publication du Roman de Renard, au Moyen-Age. Renard est donc un nom propre qui s’est substitué au nom commun, comme si on appelait le loup Ysengrin.

Le trompeur des fables :

Depuis l’Antiquité, le renard est le symbole de la ruse, voire de la fourberie. Dans les fables du Grec Esope, du Latin Phèdre… puis du Français La Fontaine, le roué renard est toujours opposé au lion, symbole de noblesse et de force brutale. Le renard est un personnage cher à La Fontaine, qui le décrit comme « passé maître en fait de tromperie ». C’est le flatteur dans Le Corbeau et le Renard, c’est le roublard dans Le Renard et la CigogneC’est le petit malin dans Le Lion malade et le Renard. Mais si le renard incarne le trompeur, c’est aussi un voleur de poules, comme se plaignent constamment les paysans. La Fontaine le décrit « grand croqueur de poulets, grand preneur de lapins ». Car si le fabuliste est un bon observateur de la Cour de Louis XIV et connaît bien le bon sens paysan, il n’est pas naturaliste et ignore donc que le renard est surtout un grand prédateur de petits rongeurs comme souris, mulots et campagnols.

Mais, comme aujourd’hui, les paysans voient toujours dans le renard un voleur de poules et les chasseurs un mangeur de perdrix ou de faisans. La Fontaine sait aussi que le renard est gourmand et ne dédaigne pas certains fruits. Dans Le Renard et les Raisins, il est déçu de ne pouvoir croquer des grappes trop haut perchées. Il s’en tire par une pirouette bien connue : « Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des goujats ».

Le « nuisible » :

En fait, le renard se nourrit essentiellement de mulots, de campagnols et de lapins de garenne. Il lui arrive même de croquer une musaraigne, que le chat tue mais ne mange pas. Sa technique de chasse favorite est le « mulotage » : il arpente précautionneusement une prairie et, dès qu’il décèle la présence d’un petit rongeur, il lui saute dessus après un grand bond. A la différence  du loup, qui chasse en meute, la nuit venue,  le renard est un solitaire qui chasse seul, de nuit comme de jour. Le campagnol est vraiment la base de son régime ordinaire, alors que le blaireau mange surtout des vers de terre, des insectes et des fruits. Comme prédateur opportuniste, le renard peut dévorer un lézard, une taupe, une grenouille, une couleuvre, un insecte, voire une nichée de perdrix ou faire un carnage dans un poulailler, comme la fouine. D’où sa réputation de « nuisible » et son classement comme tel  par le préfet dans beaucoup de départements, alors que sa prédation de base, les petits rongeurs, est un grand service rendu à l’agriculture.

L’autre reproche fait au renard est de transmettre la rage. Un bon prétexte pour lui faire la chasse, de nuit, à la lumière des projecteurs. Mais la rage n’apparaît qu’occasionnellement et s’éteint toujours d’elle-même, car les animaux enragés meurent très vite. L’ASPAS s’est battue pour que l’on vaccine les renards, en répandant des boulettes de viande contenant une capsule de vaccin. Ce qui a été fait avec succès. Du coup, ce sont les chauves-souris qui sont accusées aujourd’hui de transmettre la rage, alors que les très rares cas observés en France sont transmis par des chiens de touristes ayant séjourné dans un pays infesté.

Mentionnons pour mémoire l’échinococcose, une maladie rare (une quinzaine de cas par an) et guérissable. Il s’agit de petits vers parasites, genre ténia, qui vivent dans l’intestin de certains canidés. Mais les larves de ces vers naissent dans le corps des rongeurs et herbivores que mangent ensuite les carnivores. L’échinococcose ne surgit pratiquement que chez les propriétaires de chiens et de chats. Le spécialiste, François Moutou, recommande donc le déparasitage des chiens et des chats. Il déconseille les « bisous » à ces animaux. Il faut aussi faire attention aux baies sauvages qui poussent près du sol, comme les fraises et les myrtilles. Elles peuvent être infectées, non par l’urine mais par les crottes de renard. Une infection jamais constatée chez les amis naturalistes…

Le renard s’abrite dans des terriers qu’il ne creuse pas lui-même. Il emprunte un terrier creusé par le blaireau, spécialiste de la garenne à entrées multiples. Considéré par les chasseurs comme nuisible au gibier, le renard est traqué dans la plupart des départements. Il peut être victime de l’enfumage ou de la traque par les fox-terriers, des chiens dressés à cette chasse.

A Genève, on comptait en 1986 22.000 chiens et seulement 200 renards, qui étaient accusés de tous les maux. Si l’on compare les dégâts faits par les chiens et les chats, pourtant nourris par leurs maîtres, la prédation des renards est infime.

Le tort du renard :

                C’est un animal très répandu, malin et peu prévisible. En effet, il sort surtout la nuit, mais aussi le jour, à sa fantaisie. Il ne craint pas la proximité de l’homme et fait parfois les poubelles. Les volaillers le craignent, à bon droit, car il peut faire un carnage dans un poulailler. Mais le renard préfère arpenter la campagne et se repaître de campagnols, sa proie la plus commune. A ce titre, le renard est le meilleur ami de l’agriculteur.

 

Compte-rendu : Roger Cans

Photos : Mathilde Vimont



Première sortie de la Salamandre 2

Etang de la Boudré - Seiches sur le Loir

Samedi 21 février 2015

- Malgré le temps incertain, nous nous sommes retrouvés à 25 adhérents pour le rendez-vous au 22 rue d’Anjou, à Bazouges, comme d’habitude. Car il s’agissait d’une balade ornithologique dans la réserve naturelle de la Boudré, près de Bourgneuf, dans le Maine-et-Loire. Nous avons donc retrouvé Jean Martin, notre président d’honneur, Sébastien Lambert, le nouveau président, Béatrice Vimont Desvignes, la nouvelle vice-présidente, François Cudennec, chargé de l’animation avec Jean-Yves Renvoisé (LPO).

- D’emblée, il a été indiqué que la réserve départementale de la Boudré allait être mise en vente par le conseil général du Maine-et-Loire. Raison de plus d’en profiter pendant qu’il en est encore temps. Dès l’accès au chemin qui conduit aux étangs, nous découvrons un cadavre de cygne sans tête ( ?). Après un très court épisode de grésil, le soleil revient et donne une lumière propice à l’observation des oiseaux. C’est d’abord la grande aigrette, que l’on voit de très loin sans lunette, et de temps en temps un cormoran qui survole les étangs. Le spectacle, dans l’eau, est permanent : les colverts et les foulques, qui sont partout. Mais aussi des clients plus rares qui ne viennent que l’hiver, comme les fuligules morillons, les souchets, les milouins et les sarcelles d’hiver. Le grand étang est si peu profond que certains canards se tiennent sur leurs pattes au milieu de l’eau.

- Le grèbe castagneux se montre seul, mais plonge dès qu’on dirige une lunette sur lui. Un héron cendré se poste sur le rivage d’une petite île, au milieu de l’étang. On entend les poules d’eau sans les voir, car elles restent toujours à proximité de la végétation. Tout près de nous, un couple de mésanges à longue queue fait des allers et venues qui présagent la construction d’un nid. Pinsons et rouges-gorges nous observent. Les mésanges passent. Plus le soleil baisse, plus la lumière éclaire les oiseaux qui nagent. Eclairage idéal pour l’observation… et l’identification, grâce à nos amis spécialistes.

La sortie se termine pour certains chez Jean Martin, qui nous prépare un vin chaud de sa façon. On espère tous que la convivialité de la Salamandre 1 sera maintenue dans la Salamandre 2.

Voici la liste des oiseaux observés samedi à la réserve naturelle de la Boudré, transmise par  Jean-Yves Renvoisé. (LPO)

 

Héron cendré : 1

Fuligules morillons : 14

Fuligules milouins : 3

Canards souchet : 16

Cygnes tuberculés : 2

Sarcelles d'hiver : 13

Foulques macroules : X

Canards colvert : X

Grèbe castagneux : 3

Galinule poule d'eau : 1

Grand cormoran : 4

Grèbes huppés : 10

Mésanges longue queue : 3

Fauvette tête noire : 1

Buses variables : 2

 

Compte-rendu : Roger Cans

Photos : Béatrice Vimont Desvignes



Photos d'une jeune chouette hulotte à Cérans Foulletourte par Béatrice Vimont Desvignes