Sortie Salamandre du samedi 13 mai 2017

               

Nous sommes douze au rendez-vous de La Flèche le samedi 13 mai. Nous formons un convoi de quatre voitures, et nous prenons la route pour Turquant (Maine-et-Loire), où nous visitons le musée des « pommes tapées ». Pour la plupart d’entre nous, cette activité est complètement étrangère. Normal : née vers 1850 pour compenser le désastre du phylloxéra, cette production a complètement disparu aujourd’hui, en dehors de quelques ateliers artisanaux (pommes ou poires).

De quoi s’agit-il ? Lorsque le phylloxéra débarqué d’Amérique détruit les vignes au 19e siècle, les vignerons s’efforcent de trouver une culture de substitution pour survivre.  Dans le val de Loire, outre la vigne, on exploite des vergers à pommes. Faute de raisin, on va donc se rabattre sur la pomme, dont on fait déjà le cidre, le calvados et le fruit de pâtisserie. Certains font du raisin sec, des abricots secs, des figues sèches, des dattes muscades ou des pruneaux d’Agen. Pourquoi ne pas tenter la pomme sèche ?

 

Dans les anciennes carrières de tuffeau, on s’était déjà lancé dans la culture du « champignon de Paris ». Nous l’avions constaté lors d’une visite de La Salamandre le 10 septembre 2016 au musée du champignon à Saint-Hilaire/Saint- Florent, Maine-et-Loire. La champignonnière de Turquant est de la même veine : on profite des galeries creusées dans le calcaire pour y entreposer la récolte de pommes et les transformer en pommes sèches. Les fours à pain creusés dans le tuffeau sont donc mis à contribution pour cuire les pommes. Celles-ci sont d’abord épluchées, mécaniquement, puis disposées dans des corbeilles d’osier en forme de plats à tarte appelées « rondeaux ». Les rondeaux vont faire plusieurs séjours dans les fours pour que la pomme cuise à l’étuvée et conserve ainsi ses qualités nutritives, notamment la vitamine C, qui fait toujours défaut dans les rations des marins au long cours.

Une fois la pomme cuite et recuite à l’étuvée, elle est « tapée » avec un marteau, afin de lui donner une forme plate moins encombrante pour la conservation. Chaque pomme est ainsi aplatie individuellement au marteau, par un ouvrier expert dans l’art de ne pas écraser le fruit, mais seulement de le transformer en une rondelle de bonne consistance. Ces « pommes tapées » sont ensuite entassées dans des bocaux de diverses dimensions, où elles pourront être conservées durant des mois, voire des années. Elles sont très appréciées des équipages qui traversent les mers, trop souvent victimes du scorbut faute de légumes et fruits frais. Or la pomme tapée conserve la vitamine C indispensable à un bon équilibre alimentaire. Mais cette production est exigeante : il faut en moyenne 64 pommes fraîches pour obtenir un kilo de pommes tapées !

 

Le musée de Turquant présente aussi tout l’outillage utilisé autrefois pour la culture de la vigne, ainsi qu’une collection de bouteilles depuis la mignonnette jusqu’à la Nabucodonosor (15 litres) en passant par la fillette bien connue (50 cl). Nous visitons ensuite la maison du parc naturel régional du Val de Loire, qui présente aux touristes toutes les ressources naturelles et culturelles du lieu. Aménagée en 2008, elle se veut un bâtiment « éco-environnemental ».

Vient l’heure du pique-nique à Candes-Saint-Martin, où nous nous installons à l’ombre au bord de la Vienne. Ceux qui le veulent peuvent aller visiter la collégiale, église impressionnante plusieurs fois agrandie pour accueillir les pèlerins et renforcée de tours de défense contre les Anglais. Ce qui n’a pas empêché les Huguenots concentrés à Saumur de venir couper les têtes des statues de pierre… C’est là que, le 8 novembre 397, est mort et enterré Saint-Martin, le grand homme de Touraine.

Nous avons rendez-vous à 16h à l’embarcadère pour une promenade en bateau sur la Vienne. Nous embarquons sur La Belle Adèle, dont le moteur est très silencieux. Nous longeons des langues sableuses où nichent sternes et mouettes, bien à l’abri dans leurs îles. Jean Martin s’étonne de ne pas voir de sternes pierregarin. Mais on va en voir, ainsi que des mouettes rieuses et mélanocéphales, et bien sûr les goélands argentés. Les autres oiseaux, au compte-gouttes : canard colvert, aigrette garzette, héron cendré, martin-pêcheur, quelques limicoles trop loin pour être identifiés. Une promenade agréable sous un ciel nuageux, mais doux et sans vent. En résumé, la douceur angevine.

 

 

Compte-rendu : Roger Cans


Sortie Salamandre/LPO avril 2017

Au rendez-vous de 9h à l’Hôtel du Loir à La Flèche, le samedi 8 avril, nous formons un convoi de quatre voitures pour La Chartre-sur-le-Loir (65 km). Grand beau temps. Nous avons rendez-vous sur place avec Jean-Yves Renvoisé, muni de sa longue vue, au parking du plan d’eau de la Rougeraie, une ancienne carrière remise en eau. Au programme : une marche de deux kilomètres le long du plan d’eau.

Nous voilà donc partis sur le grand chemin, jalonné de tables à pique-nique. Premiers oiseaux vus, les foulques, bien sûr. Une incertitude : une ou un foulque ? C’est une. Puis ce sont les grèbes huppés, qui plongent dès que l’on installe le trépied de la longue vue et qui ressortent ailleurs… Une aigrette garzette se pose sur une branche basse, en face. Outre les quelques canards colvert  en couple surgit un morillon (fuligule morillon). Les troncs de peupliers morts sont de vrais gruyères après le passage des pics. Dans le ciel, une corneille harcèle une buse en vol. Le long des haies, on entend chanter la fauvette à tête noire, le rouge-gorge, le troglodyte et le pouillot véloce qui compte ses sous. Le bruant jaune mâle est repéré à la lunette, en train de faire sa toilette dans un arbre. Le bruant femelle apparaît ensuite dans la lunette, picorant des graines dans un chemin. La marche se termine à la héronnière, que l’on aperçoit de loin dans les grands arbres.

Sébastien s’est dévoué pour aller chercher la voiture des Martin, car Jean Martin et Roger Cans fatiguent. On se retrouve tous pour le pique-nique, moins Florent Gobert qui repart avec sa longue vue. Pour déjeuner, on se serre autour d’une table à pique-nique, en rajoutant des sièges. Jean-Yves Renvoisé préfère s’asseoir dans l’herbe verte, qui a séché au soleil. Certains font ensuite la sieste à l’ombre.

Au programme de l’après-midi : la montée à la Tour Jeanne d’Arc, un monument aux morts construit au sommet de la colline, d’où l’on voit toute la vallée du Loir. La montée est dure, car toute en marches. Les lilas sont fleuris et même une belle orchidée.  Renvoisé découvre le cadavre tout frais d’une vipère, morte sans doute d’indigestion ( ?) car elle a le ventre gonflé par une grosse proie (grosse par rapport à sa petite taille). Sébastien veut la mettre dans un flacon d’alcool à brûler pour la conserver chez lui. Mais Roger veut la peindre avant et la met donc dans sa poche. Il la mettra ensuite au frigo pour Sébastien.

Après cette ascension digestive, on retourne aux voitures stationnées en ville et c’est la tournée des magasins de la rue principale, bien achalandés. Daniel Sallé achète une trottinette à trois roues pour une petite-fille. Sébastien veut voir un souffleur de verre à Poncé-sur-le-Loir. Les cinq qui restent se tassent donc dans la voiture de Daniel Sallé, passent devant le château sans s’y arrêter et pénètrent dans la galerie du souffleur de verre, en pleine action. Il fait sous nos yeux une petite tortue. Du coup, Bernard Wacquez en achète une en souvenir. On passe voir les artisans d’en face qui restaurent et peignent de vieux meubles. De vrais artistes.

Et c’est le retour à cinq dans la voiture pilotée de main de maître par Daniel. On se sépare à La Flèche en se donnant rendez-vous au même endroit pour la sortie du 13 mai à Cande Saint-Martin.

 

 

Compte-rendu : Roger Cans


La Salamandre au Musée Mécanique de la MLusique  de Dollon 

Dimanche 12 mars 2017

Nous sommes 11 au rendez-vous de Cérans-Foulletourte et 13 au Musée de musique mécanique de Dollon, que nous visitons avec le maître des lieux, Philippe Corbin.

Philippe Corbin est un passionné qui collectionne des machines musicales depuis 40 ans, et qu’il présente dans son café de village, chaque dimanche. Mais il veut prendre sa retraite en décembre prochain et ne sait trop ce que son musée deviendra. Soit une reprise par des instances locales ou régionales, soit la vente aux enchères de chaque appareil, ce qui serai vraiment dommage… Philippe Corbin a été électricien, mécanicien, réparateur, accordeur de pianos, ce qui lui permet de faire fonctionner toutes les machines exposées. Mais s’il se retire, qui pourra le remplacer aussi activement et efficacement ?

La visite commence en fanfare avec un piano bastringue fabriqué en 1910 à Nogent-le-Rotrou et découvert dans un bistrot de Joué-en-Charnie. Il suffit de mettre une pièce pour que les dix cylindres à picots se mettent en route et lisent  les cartes perforées. Musique populaire de bistrot. Le maître s’assied ensuite devant un piano mécanique à pédales, qui permet aux particuliers de jouer du piano par cylindres interposés, en voyant les touches dans un miroir. Modèle Pianola américain, datant de 1910. Puis c’est un orgue de manège à manivelle (Gasparini), qui joue « Elle avait de tout petits petons, Valentine » avec trois musiciens en stuc actionnés par le mécanisme. Ce qu’on appelle des automates, qui font le spectacle.

On quitte alors les gros meubles et l’on passe à l’orgue de barbarie portable, que l’on jouait dans les rues. On l’appelle parfois « limonaire », du nom des deux frères qui l’ont inventé en 1900. Sa carte perforée joue « Méditerranée, c’est un nom qui vous fait rêver ». Autre orgue de barbarie portable : le « concert roller organ », qu’utilisaient les dames de l’Armée du salut à Londres. Il joue naturellement l’hymne national « God save the Queen ». Le musée présente aussi beaucoup de plaques publicitaires d’époque, sur métal émaillé. L’une d’elle vante les mérites de « Cléophas Tricart, de Rosult-Luz-Saint-Amand (Nord), livreur de pianos automatiques » (sic).

On arrive au rayon des phonographes. Le plus ancien, Pathé, transcrit le disque à l’aide d’un cône en diverses percussions.

Voici maintenant une boîte à partir de disques souples en acier (il y en a de toutes les tailles). Cette fois, c’est le chœur des esclaves de l’opéra italien. On peut aussi essayer une chaise musicale, qui joue lorsqu’on s’assoit dessus.

 Au-dessus sont accrochés les coucous, fabriqués en Forêt Noire (Allemagne) vers 1850, et non en Suisse. Et bien sûr un carillon Westminster, très répandu au siècle dernier dans les maisons bourgeoises. Une pièce rare : un tambour de garde-champêtre équipé d’un batteur automatique à deux baguettes. Pour les manchots de la Grande Guerre ! Et maintenant un piano mécanique espagnol pour les enfants. Un phonographe à pavillon joue « Sous les ponts de Paris ».

 

Le maître empoigne un accordéon, « magic organ 1929 », qu’il suffit de manipuler pour les entrées d’air, mais sans avoir à appuyer sur les touches puisque le son est donné par des rouleaux. Il joue « Mon amant de Saint-Jean ». On admire alors un bastringue belge de 1970, qui joue avec cartes perforées, mais avec une mécanique sophistiquée qui actionne cymbales, accordéon, crécelle.

 On peut aussi essayer une chaise musicale, qui joue lorsqu’on s’assoit dessus.

Nous avons droit à une petite séance de cinéma : un film de Laurel et Hardy, livreurs de piano. Lorsque le client, qui n’aime pas les pianos, essaie de le détruire à coups de hache, l’instrument mécanique joue l’hymne national américain, obligeant les protagonistes à se mettre au garde à vous, main sur le cœur ! Et l’on poursuit la visite du musée par toutes sortes de gadgets musicaux : au mur, un tableau animé fabriqué dans le Jura. Des vitrines recèlent un assortiment de boîtes à musique : bouteilles d’alcool distribuant cigares ou cigarettes et de multiples gadgets, tel un dessous de plat qui joue « l’heure exquise » de la Veuve Joyeuse. Une rareté : le plus ancien cylindre musical de la collection, un orgue de 1790 appelé « Serinette », pour apprendre aux serins à répéter des airs connus. Un phonographe à cylindre en cire, très délicat à manœuvrer.

La visite s’achève par des appareils « modernes » : un juke box de bistrot qui diffuse la chanson de Joe Dassin, « O, Champs Elysée ». Et enfin un Scopitone, qui diffuse sur écran un film 16mm. On a droit à « Sur la plage, il y avait une belle fille », avec des acteurs inconnus. Deux siècles de variétés !

Pour finir, nous visitons l’église de Dollon, avec son clocher tors, puis l’église médiévale des Loges (12e siècle), avec un clocher tout en pierre et des fresques bien conservées sous la voûte de la nef : les anges musiciens. On retrouve là de vrais instruments de musique, à cordes ou à vent, qui remontent au 15e siècle. La boucle est bouclée.

Un sujet de réflexion : cette diffusion mécanique de musique à partir de cartes perforées est l’antichambre de l’électronique qui, elle aussi, a commencé avec la lecture de cartes perforées  dans les années 1950 ! La boîte à musique ancêtre direct du computer , quelle aventure !

 

 

 Compte-rendu : Roger Cans.


Conférences de la Salamandre à Cérans Foulletourte le 12 février 2017

 à l’Espace Veron

Francis Zanré sur l'effet de serre et Sébastien Lambert sur son voyage en Ethiopie

               

Nous nous sommes retrouvés à 17 participants le dimanche 12 février pour aborder deux sujets très différents : le réchauffement climatique, exposé très savamment par Francis Zanré ; une visite en Ethiopie à la recherche des volcans par Sébastien Lambert.

               

Comme annoncé, l’exposé de Francis Zanré est très technique et suppose des connaissances scientifiques que nous n’avons pas tous. Il évoque d’une photo le réchauffement du Sahara il y a plusieurs milliers d’années, lorsqu’on y trouvait des crocodiles et des hippopotames. Aujourd’hui, c’est le sable, et l’homme n’y est pour rien.

                Dans les années 1970, on craint plutôt un refroidissement, mais on enregistre en 1972 une fonte record des glaces du Groenland. Le journal allemand Die Welt, ainsi que beaucoup d’instances anglo-saxonnes, commencent à incriminer le taux de CO2, présenté comme « une invention géniale ». En fait, si l’on analyse les fluctuations de température depuis le petit âge glaciaire (-20.000 ans) jusqu’au réchauffement permettant à l’homme de s’étendre en Europe (- 10.000 ans), on constate qu’elles ont varié de 0° à 25°.

                En 1988, sous l’impulsion de Reagan et Thatcher et avec l’aval de l’ONU, est créé le GIEC, un groupe international de scientifiques du monde entier, chargé d’évaluer le réchauffement climatique. Ce groupe publie depuis un rapport tous les deux ans. Le dernier rapport, qui remonte à 2014, est une somme de 3.000 pages, censées faire le bilan de toutes les observations et calculs menés par la communauté scientifique à travers le monde. Pour les décideurs politiques, le rapport est ramené à 30 pages.

                Le GIEC confirme à chaque fois l’origine anthropique du réchauffement, c’est-à-dire la responsabilité de l’homme dans les émissions de gaz à effet de serre. Les Américains ont commencé à recueillir les taux de CO2 en 1954 aux îles Hawaï. Puis on a procédé à des carottages dans les glaces des pôles. En Antarctique, à la station russe Vostock, on a réussi à carotter la glace sur plusieurs kilomètres d’épaisseur, ce qui permet de recueillir les gaz pris dans la glace depuis 800.000 ans ! Une partie de ces carottes ont été analysées dans un laboratoire de Grenoble (professeur Jean Jouzel), ce qui semble confirmer la corrélation entre le taux de CO2 et le réchauffement.

                Mais ces constatations du GIEC peuvent être contestées. L’élément le plus important pour l’effet de serre est l’eau (H2O). Le gaz carbonique (CO2), l’ozone (O3) et le méthane (CH4) ont moins d’influence. La Terre est en effet un corps noir, qui se réchauffe le jour au soleil et relâche des infra-rouges durant la nuit, vers le sol et dans l’air. Le CO2 contribue pour très peu au réchauffement. Parler du réchauffement de la température moyenne de la Terre n’a pas de sens car cette température n’existe pas. On débouche sur ce concept par modélisation numérique, mais cela ne correspond pas à la réalité, beaucoup trop complexe.

                Pour conforter la thèse du CO2, on se réfère au physicien Arrhénius, qui a lancé le sujet en 1896, sans pouvoir prouver son bien-fondé. Le candidat à la présidentielle américaine, Al Gore, a réalisé en 2012 un film censé alerter le monde sur le danger du réchauffement (Une vérité qui dérange), en s’appuyant sur des courbes de températures impressionnantes, en « crosse de hockey ». Mais ses statistiques sont fausses. Il fait l’impasse sur « l’optimum médiéval », qui a permis aux Vikings de s’installer au Groenland, alors terre verte. Puis est survenu un « petit âge glaciaire », qui a vu dans les Alpes le glacier des Bossons descendre jusqu’au village. Des pics de CO2 ont été enregistrés en 1812 et en 1960. En fait, l’augmentation de la température provoque le relargage de CO2 par les océans. C’est le réchauffement qui provoque l’augmentation du taux de CO2 et non l’inverse.

                Alors, les catastrophes annoncées auront-elles lieu ? Le niveau de la mer monte en effet de 20 cm par an. Mais cela est parfois dû à l’enfoncement des terres sous le poids de la glace, comme en Norvège, ou par le tassement du corail dans les lagons du Pacifique. D’une manière générale, on constate que la glace diminue en Arctique mais augmente en Antarctique. Le Hongrois Miskolczi a montré que l’effet de serre est saturé par H2O. Le CO2 n’est pas moteur. On sait depuis Carnot que le transfert de contact se fait du chaud vers le froid. Il faut aussi tenir compte des taches solaires, qui modifient considérablement les écarts de température.

                Le GIEC, comme l’ONU, cultive le dogme du consensus, ce qui n’est pas un concept scientifique, au contraire. La recherche, aujourd’hui, vit des subventions accordées au réchauffement climatique. Aux Etats-Unis, 43% des Américains croient au réchauffement climatique anthropique, mais 57% n’y croient pas. Les climato-sceptiques sont en général des retraités, dont la carrière n’est plus menacée, ou des mathématiciens accrochés à leurs modèles et leurs algorithmes.

*

                En deuxième partie, Sébastien Lambert nous présente un voyage en Ethiopie qu’il a effectué du 19 au 28 octobre 2012. Son objectif : les volcans qui se trouvent dans le désert du Danakil, au nord. Le site est dangereux car c’est le pays « afar » (les guerriers), à quelques kilomètres de  l’Erythrée, aujourd’hui ennemie de l’Ethiopie.

                L’entrée dans le pays se fait par la capitale, Addis-Abeba, et la sortie aussi. Soit un parcours de 3.800 km en 4x4 dans un désert où la chaleur, heureusement sèche, dépasse parfois 50°. La route N°1 est bien goudronnée, mais la piste à travers les montagnes est pleine de surprises, dont un camion de l’armée enlisé qui obstrue le passage. Dans le Danakil, on couche dans des villages faits de huttes en pierres sèches et branchages. C’est rustique, mais l’accueil est chaleureux.

                Et c’est la découverte du volcan Erta Hallé, avec un lac de lave qui culmine à seulement 600m. Des lacs de lave, la planète n’en compte que trois en dehors de l’éthiopien : le Niragongo, découvert par Tazieff au Congo belge, un volcan d’Hawaï (USA) et l’Erebus, en Antarctique. Sébastien est fasciné par ce volcan toujours actif, dont le lac bouillonne et rougeoie dans la nuit. Il filme.

                En route pour le lac Karoum, lui aussi volcanique, on lui signale l’endroit où l’équipe d’Yves Coppens a découvert Lucy, « berceau de l’humanité ». Mais il n’y a rien à voir sur place. Une réplique du squelette de Lucy est exposée au Musée d’Addis-Abeba. Le convoi, deux Suisses amateurs de plongée en mer Rouge, et trois Français de rencontre, est accompagné par des militaires chargés de la sécurité. Plus des chauffeurs et un interprète anglophone. Les deux 4x4 croisent des caravanes de dromadaires. Dans un sens, ils transportent du fourrage, dans l’autre des pains de sel. Dans les villages, les paysans font sécher les bouses de vache comme combustible.

                Le convoi découvre alors le lac Karoum, immense étendue salée d’où émergent des jets de vapeur, des colonnes de soufre et des formations multicolores. Le lac est à 40m sous le niveau de la mer et à 12 km de l’Erythrée. Le record est détenu par le lac Allol : 130m sous le niveau de la mer !

                Pour finir, le convoi descend vers le sud, en pays Omo, dont le cours descend en cascades dans une nature luxuriante. Dans la savane, on aperçoit des autruches, des gazelles, des oryx et toutes sortes d’oiseaux. Des éléphants, on ne trouve que les crottes. Le voyage s’achève à Addis-Abeba, par une visite du Musée d’histoire naturelle, très intéressant. A la douane de l’aéroport, Sébastien doit abandonner des formations de lave sur une table pleine de minéraux et fossiles, mais il conserve un cristal de sel et des cheveux minéraux, ainsi que de petites gouttes de lave dans ses poches. A ajouter dans sa collection.

 

Compte-rendu : Roger Cans.      

 

 


Assemblée générale de La Salamandre samedi 14 janvier 2017

salle du conseil de la mairie de Cérans Foulletourte

 

- Le président Sébastien Lambert ouvre la séance et présente ses Voeux pour cette nouvelle année et ses plus vifs remerciements à Mr Gérard Dufour maire de Cérans Foulletourte pour le prêt de la salle et la subvention allouée à La Salamandre. 

 

 

Une bonne nouvelle, c’est la présence de Béatrice Vimont, qui a donné sa démission de vice-présidente pour raison de santé mais reste membre active. Autre bonne nouvelle, la présence de notre président d’honneur, Jean Martin, toujours vaillant. Enfin, c’est la présence du président de la SCIRPE,  Francis Zanré et son projecteur personnel pour présenter un diaporama sur la Norvège en fin de séance.

Devant 22 participants, Sébastien fait d’abord le compte rendu des activités de 2016.  - Bernard Wacquez, le trésorier, présente le bilan financier. A noter la suppression de la subvention du Conseil général (150 euros), tout juste compensée par celle de la commune de Cérans-Foulletourte (150 euros). Béatrice a obtenu que le montant de notre assurance soit ramené de 151 euros à 77 euros. Le nombre d’adhérents est stable : 40 en 2015, 44 en 2016, et ce malgré le transfert du siège de Bazouges à Cérans et le changement complet de bureau.

 

Roger Cans, le secrétaire général, présente le programme d’activités prévu pour 2017. Le 12 février, conférence de Francis Zanré sur l’effet de serre à l’Espace Gérard Véron, suivi d’un diaporama de Sébastien sur l’Ethiopie. Il est d’autre part annoncé le rassemblement à la Monnerie, le 19 février, de la LPO et du collectif de défense du site, auquel s’est associée La Salamandre. Le 12 mars, visite du musée de la musique mécanique de Dollon. Le 8 avril, sortie avec la LPO au plan d’eau de la Chartre-sur-le-Loir. Le 13 mai, journée sur les bords de Loire avec balade en bateau à Montjean. Le 10 juin, visite de la Maison de l’abeille à Pruillé-le-Chétif. Le 10 septembre, visite de trois musées : la maison de la forêt et la maison de l’eau à l’Epau, et le Musée vert du Mans. Le 7 octobre, visite du vallon de l’Hermitière, en forêt de Bercé, qui doit faire l’objet d’une « exploitation douce ». Le 21 octobre, sortie découverte des arbres avec Roger Cans, autour de Saint-Jean-de-la-Motte. Le 18 novembre, visite du gîte de l’Inglinière, à Bousse, où se trouve une riche collection de manuscrits, puis visite des collections de fossiles chez Sébastien à Ligron. Le 3 décembre, marché de Noël à Bazouges. Le 13 janvier 2018, assemblée générale à l’Espace Gérard Véron.

 

Francis Zanré prévoit en mars une visite de l’aérodrome de La Flèche où un projet de carrière risque de modifier le régime des eaux.

L’association Natty rappelle que chacun peut venir sur son site de La Flèche chaque premier dimanche du mois entre 10h et 12h.

Sébastien demande si quelqu’un veut remplacer Béatrice à la vice-présidence. Non.

 

Béatrice Vimont soumet une idée pour le nouveau programme, y mettre les premières sorties des associations amies. Natty, le Collectif de la Monnerie et la Scirpe. L'idée a été adoptée. 

 

Francis Zanré présente alors son diaporama sur la Norvège, où il a passé deux mois (15 mai-15 juillet 2016) avec sa femme Monique. Un montage de photos sur la nature et les hommes de ce pays qui s’étend sur 1.700 km du nord au sud. Eglises en bois (il en reste 28), morue qui sèche (partout), curiosités géologiques (d’énormes rochers déplacés par des glaciers disparus), le phénomène du maelstrom, les glaciers en recul. Le culte du poisson qu’on pêche en mer ou en lac, l’élevage du saumon, la chasse à la baleine (700 par an). Les drakkars des Vikings au musée d’Oslo.

On en vient aux oiseaux comme l’eider à duvet, le pygargue à queue blanche, l’huîtrier-pie, peu farouche, qui pond sur un parking, et le charmant macareux moine. Curieusement, le loup a été exterminé, comme chez nous. Il en resterait une soixantaine.  Les Norvégiens apprécient toujours la fourrure. Autre curiosité : les parcs nationaux, qui ne comprennent ni accueil ni gîte et fonctionnent comme des réserves naturelles. L’agriculture n’occupe que 3% de la surface mais réussit à fournir la moitié des besoins alimentaires. Le pays, longtemps très pauvre (d’où l’émigration des Vikings), s’est enrichi avec l’hydroélectricité au 19e siècle, condition de l’industrie (Hydro Norsk), puis, récemment, avec le pétrole et le gaz, géré par la Statoil depuis 1972.

 

La séance s’achève avec la traditionnelle galette des rois.

 

Compte-rendu : Roger Cans